Festival AD 2019

FESTIVAL LES FABRICANTS DU 26 AU 30 AVRIL 

THÉÂTRE DE LA RENAISSANCE – OULLINS

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26 AVRIL – PETITE SALLE 20H

Daisy Dugardin / Nous ne sommes qu’un corps

Nous ne sommes qu’un corps, est un spectacle musical chorégraphié et mis en scène. Il réunit quatre musiciens, quatre danseurs, deux compositeurs et une scénographe.

C’est un projet qui est animé par le désir de collaborer entre différents univers artistiques, c’est pourquoi il réunit différents domaines artistiques, l’art de la danse, l’art de la création musicale, l’art de la mise en scène et de la création d’un décor.

Il place au centre de sa démarche, l’idée de la rencontre et de la collaboration.

Être humain, être vivant, être singulier, unique ou encore confondu dans une masse… Tel est le combat perpétuel mené par la société à travers le corps. Se définir devient un combat, qui sommes-nous ?

Le corps est alors soumis, normé, observé, il est submergé par la violence du regard, du jugement, du rejet. Il faut se fondre dans cette masse, trouver sa place, trouver une manière d’exister, d’être unique et extraordinaire afin de sortir de ce cadre conventionnel rassurant mais étouffant.

Nous ne sommes qu’un corps, retrace le combat d’un corps enfermé, violenté, submergé, en asphyxie et en contradiction complainte avec une société qui se définit davantage par le paraitre que l’être.

Le corps devient une scène de spectacle lui-même, une scène de jeu et une mise en jeu perpétuelle. Nous devons adopter un rôle, une posture, des costumes, des gestes conventionnés.

Nous voulons retrouver la voie de l’identité à travers une appartenance, nous voulons resingulariser le rapport au corps. Nous voulons éveiller et réveiller le spectateur à travers cette recherche corporelle. Être vivant, doté de matière organique, matière qui respire qui se meut à l’écoute et en résonnance avec ce qui l’entoure.

Faire corps avec soi-même, s’écouter, exister dans un processus d’individuation. Le corps est peut-être finalement qu’un médiateur dans sa construction à l’autre et à la société.

Faire corps dans un collectif, ensemble permet peut-être davantage de voir l’individu, cet être singulier et unique porté et non submergé par la masse.

Distribution en cours

Daisy Dugardin : Direction artistique et clarinettes 

Lucie Mao : Scénographe et metteuse en scène.

Vincent Portes : Compositeur

Pierre Fournier : Compositeur

Fanny Martin : Flûtiste

Alice Ricochon : Percussionniste

Paul Gohier : Percussionniste

Sara Andrieu : Danseuse

Raul Calin : Danseur

Titouan Crozier : Danseur

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27 AVRIL – GRANDE SALLE – 20H

Qingqing Teng / Elephant in the room

« Elephant in the room » est inspiré du journal d’un fou, nouvelle de l’écrivain Lu Xun, première œuvre de la littérature chinoise moderne écrite en chinois vernaculaire(à l’exception de la préface, en chinois littéraire). 

Lu Xun y montre les effets de la culture traditionnelle sur les individus, à travers la métaphore du cannibalisme. Cette œuvre est considérée comme un texte fondateur par le Mouvement du 4 mai. 

La nouvelle se présente sous la forme d’extraits d’un journal rédigé par un jeune homme atteint de délire de persécution, persuadé que son entourage, voisins et famille, est composé de « mangeurs d’hommes ». 

À la lecture d’un livre d’histoire, rempli des mots « Bienveillance, Justice, Voie et Vertu » (les vertus de l’humanisme classique), le fou supposé découvre « écrits partout entre les lignes sur toutes les pages, d’un bout à l’autre du volume, les mêmes mots toujours répétés : « manger de l’homme ». 

Persuadé que son propre frère a mangé sa petite sœur morte à l’âge de cinq ans, croyant comprendre que depuis plus de quatre mille ans les hommes se dévorent entre eux, le fou en vient à se demander s’il n’est pas lui-même devenu cannibale à son insu. 

La nouvelle se termine sur ces mots :
 « S’il y a encore des enfants qui n’aient pas mangé de l’homme ? Sauvez- les !… ». 

Wei Pan (réalisateur) et moi allons réécrire le scénario librement inspiré par l’œuvre de Lu Xun.

chorégraphes : Lily Brieu
vidéaste pour la vidéo en live: Clémentine Laia
scénaristes : Qingqing Teng et Wei Pancinq 

percussionnistes : Yi Chen (le Fou), Léa Koster, Lara Oyedepo, Fėlix Leclerc et Alice Ricochon

conception des mouvements du corps: Shing-Mu Cheng 􏰁

le Fou dans l’espace virtuel􏰂 

scénographe, costume et mis en scène : Yuchen Han
réalisateur de vidéo : Wei Pan 

Visuel

28 AVRIL – BAC À TRAILLES – 20H

Lucas Alvarado / l’Alchimie du désespoir

Ce projet est inspiré sur les idée de la fragilité de la croyance humaine, comme un élément commun dans le passée et le present, avec l’incertitude du future.
Tout au long de l’histoire l’homme a eu la nécessité d’avoir foi, soit dans les êtres mythiques, dans les dieux ou dans la science, la question de croyance est une acceptation de la faiblesse de l’homme, parce que il va avoir toujours quelque chose au delà. Plus l’humanité connait le monde, plus plus grand devient aussi le mystère. Pour finalement dire qu’à travers les temps l’être humaine continue à être seul, lui- même avec la totalité des choses. 

Une partie de ce projet s’inspire par l’art de l’alchimie, une discipline d’origine ancienne qui cherchait la transmutation de la matière et de l’âme (vu aussi comme un élément de la fragilité humaine). Très souvent les alchimistes expliquaient ces processus à travers de codes cachés dans lesquels les questions sur la physique et la spiritualité sont constamment confondus, mélangés et unifiés. Dans ce sens il peut avoir plusieurs lectures et interpretations sur un même sujet, exactement comme dans l’art et dans la musique.
Le titre de ce projet est né à partir de deux poèmes de l’écrivain catalan medieval Ramon Llull: L’alchimie et Le désespoir, qui seront reprises comme des éléments poétiques. 

Cet spectacle propose un rassemblement entre la musique ancienne et des disciplines artistiques contemporaines. Spécifiquement l’art numérique, la danse contemporaine, l’art performative et l’électroacoustique.
À travers de la fusion des nouvelles concepts autour de l’art dans un repertoire basé sur la musique ancienne, particulièrement le style appelé Ars Subtilior du XV siècle, ainsi que des nouvelles créations.

Lucas Alvarado, viole de gambe/vièle/électronique/composition

Morgan Marquié, luth

Charlotte Gerbitz, vièle

Camille Fritsch, chant

Louise Carrière, danse

Thomas Fontaine, danse

Jade Logme, danse

Adrián Serna, vidèo/mapping

Julia Rempe, costumes 

scène technosignature

29 AVRIL – PETITE SALLE – 20H

Ulysse Manaud / Ré-création

Après leur concert ovationné, les musiciens de l’orchestre quittent le plateau pour regagner leur loge. Alors que tout le monde s’empresse de rejoindre son hôtel, fatigué par cette tournée, deux musiciens de l’orchestre mais de pupitres très éloignés se rencontrent. L’un joue du tuba, promu des milieux populaires ; l’autre de l’alto, héritier des musiques savantes. De cette rencontre incongrue va peu à peu renaître une envie délaissée durant toutes ces années d’orchestre :  monter des spectacles !

Le spectacle montre l’envers du décor de la vie de musicien d’orchestre en mettant en scène deux de ces protagonistes qui ne se connaissent pas. L’objectif est de balayer l’éventail des possibilités qu’offre une rencontre artistique, lorsque ce petit pas est franchi entre les individus. Ce « pas » qui nous sépare de l’autre par nos habitudes et nos craintes. Le spectacle souhaite aussi mettre en scène le processus de création. Une certaine forme d’émancipation, traduite par une ode faite au théâtre musical.

Direction artistique, tuba et jeu Ulysse Manaud

Alto et jeu Robin Kirklar

Dramaturgie Pierre Fournier

Compositions Mathieu Parisot / Julien Bellanger / Pierre Fournier

Scénographie et décors Agnès Legendre

Fluxite

30 AVRIL – BAC À TRAILLES – de 16H à 18H30 

FLUXITE 

Performance #6 – FluXsite…

Performances & installation sonores et interactives

Jean Geoffroy / Patricia Welinsky / Laurent Lucas / Davy Brun

Dans le cadre de la journée de clôture du festival Les Fabricants, le CNSMDL/Espace Transversal de Création et l’ENSBAL*/Option Design d’Espace, en collaboration avec le CND**, proposent une déambulation sonore autour d’installations interactives dans un espace vivant et inédit.

* École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon
** Centre national de la danse

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30 AVRIL – GRANDE SALLE – 20H

Demian Rudel Rey / Qu’es-ce que l’amour 

MICRO-OPÉRA POUR DANSEUSE, VOIX SOPRANO, VOIX BARYTON, CLARINETTE, SAXOPHONE, TUBA, ACCORDÉON, PERCUSSION, ÉLECTRONIQUE ET VIDÉO 

LIVRET BASÉ AU TEXTE « LE BANQUET » DE PLATON 

Le Banquet de Platon figure parmi les textes les plus réécrits, les plus utilisés et les plus évoqués et recomposés de la tradition occidentale. Il régit pour une grande part notre idée de l’amour, et il le fait pour l’amour de l’idée, intégralement. Le projet de cet opéra se glisse donc forcément dans une longue histoire très riche, trop riche pour ne pas intimider ou effrayer une « nouvelle » tentative de réécriture. Cependant l’histoire n’est pas, pour ainsi dire, écrite d’avance, et nous la recommençons. 

Nous sommes donc partis d’une certaine forme d’évidence simple : il est question d’écouter d’entendre, acousma, de s’éduquer par l’écoute et l’oreille et de passer dans la durée du banquet d’un état d’auditeur naïf à celui d’un auditeur sentimental d’un texte thématique, pour finir par se retrouver dans l’état d’une audition objective d’un ensemble musical, textuel, physique et visuel. On recommence la forme d’expérience singulière par laquelle l’idée même de parler de l’amour, l’idée même advient, en tant qu’elle est toujours déjà physique. 

Socrate est celui qui écoute, perçoit les démons des uns et des autres à partir de son démon propre dont nous avons fait la danseuse omniprésente. Il finit par être l’objet du désir amoureux, il est pourtant constamment indisponible pour les acteurs, mais exactement comme un metteur en scène, ou un chef d’orchestre n’est plus disponible sur scène. Son retrait dirige. 

DISTRIBUTION 

Demian RUDEL REY [Argentine] | conception, composition musicale, réalisation vidéo et direction
Éric DAYRE [France] | conception et livret
Rocío CANO VALIÑO [Argentine] | conception, mise-en-scène, scénographie, composition
musicale, dispositif électronique, photographie et réalisation vidéo 

INTERPRÈTES
Héloïse LARUE | danse, performance et comédienne § Gabrielle VARBETIAN | voix soprano
Imanol IRAOLA | voix baryton
Rémi TRIPODI | saxophone
Sergio MENOZZI | clarinette
Côme BOURTELLA | tuba
Louis DOMALLAIN | percussion § Lisa HEUTE | accordéon
Demian RUDEL REY | direction 

Les Fabricants #7 – Alchimies